Damdam's profileLe soldat rosePhotosBlogLists Tools Help

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    February 14

    Two labourers are gonna die

    Mettre 4 ans pour dessiner deux bonhommes qui jouent à se toucher le doigt au plafond d'une chapelle, ça passe. On se dit, c'est un chic type ce Michel-Ange, il travaille à droite à gauche en plus de cette lourde tâche sixtine. C'est un bon gars, il est overmégabooké mais il montre qu'il sait faire de jolies choses.

    Quelques 499 années plus tard (c'est pas si long en fait), on voit un tandem de peintres qui, à eux deux, ne sont pas foutus de barbouiller une salle de bains en moins de deux jours... et on les maudit pour des tas de raisons :
    1. Même s'ils arrivent à 8 h, ils se cassent avant 17 h..."ça fait bien 8 h de boulot" me souffle-t-on en décomptant une pause de 12 h à 13 h, ce qui serait cool s'ils ne prenaient pas une pause discontinue entre 9 h et 16 h. ('sont pas fatigués le soir)
    2. Les plafonds sont hauts, ok. Mais passer la journée sur une pièce de 3 m sur 1.30 m, y'a de quoi se poser des questions sur les qualifications des bonhommes.
    3. Les bonhommes sont néanmoins qualifiés; ils savent téléphoner, envoyer des sms, montrer au coéquipier les sms de sa nana, roter discretos (malheureusement les vibrations nous parviennent), faire écouter au coéquipier la dernière musique boumboum de kaykay (kéké en scottish) enregistrée à l'arrache avec son téléphone dont le forfait est, je l'espère, couvert par la boite compte tenu du temps que ledit branleur passe greffé à son putain de mobile (reprends son souffle).
    4. Avant-hier en les voyant se restaurer comme des gueux dans le couloir, je leur ai proposé de se mettre sur la table de la cuisine pour ripailler, ils réfusèrent diligemment et très poliment. Bon là dessus j'ai peut-être déconné... non seulement la pause déjeuner aura duré près de 2h30 (pas très diligemment donc), mais le lendemain la cuisine fut squattée, bah toute la journée (ça devait être le temps que ça monte au cerveau, mais des informations se sont perdues en route).
    5. On ne peut pas faire caca la journée, et mis à part la dimension scato-tragique, il faut avouer que c'est un problème vraiment très regrettable (en plus on peut même plus manger indien).
    6. Ca sent pas bon, y'a des saloperies qui traînent.
    7. Mon petit coeur tout fragile palpite à l'idée d'avoir à m'interposer entre les Scottish et ma coloc (qui veut bouter lesdits imposteurs zarma "ils sont trop lents, j'vais péter la gueule de ces branleurs"), ce qui en soi causerait ma perte si vous connaissiez la toute-puissance de son jeu de jambes.
    De bonnes choses cependant :
    • On va avoir une salle de bain propre... au murs seulement et sous réserve que ces bonhommes savent peindre (on ne les a pas encore vu tenir un pinceau). Le moquette reste la même (moche, crade, avec l'écosystème qui va avec)
    • Euh, et pis c'est tout
    Voila voila, on est six dans le flat, dont deux qu'on voudrait bien pouvoir virer, mais je veux d'abord savoir si ce sont de vrais peintres, et non une blague de mauvais goût.
    Bon bah demain 'faut soit se lever tôt, soit ne pas se laver du tout... alors si j'veux brancher pour la St Valentin (je blague, je tiens à ma liberté), j'vais p'têtre aller me piauter. Les ouvriers écossais, c'est vraiment des chats.

    MultiKiss, et puis bon claquage de fric à tous les lovers qui vont devoir prouver leur amour grace à des offrandes matérielles superflues.



    Each day is Valentine's day (de ch'ais plus qui...)
    February 02

    Tapis dans l'ombre, ils attendent que leurs proies...

    ...fassent le moindre faux pas. Mais qui sont-ils ? Que nous veulent-ils ? Pourquoi les chiens ont le nez froid ? Pourquoi éternue-je deux fois quand je regarde le soleil ? Rétrospective.

    Samedi 28 Septembre 2006, nous avons emménagé la veille. Ding dong. Camarade Aurélien ouvre et voit ce qui ressemble à deux hommes étranges. Le premier ressemble à un des sbires de l'homme de main de Gros Toni : imperméable, regard du mec dont tu ne confierais pas ta soeur. Le second, avec ses gants en cuir et son attaché-case, ne sourit pas. Il se fait chier.

    Présentation des badges. Pas assez honnête pour être de Scotland Yard, notre colocatrice d'Outre-Rhin nous aurait-elle cachés qu'elle avait des antécédants avec le KGB ? Le film s'arrête là... chute pourrie, je m'attendais à voir l'armoire à glace sortir un Sig Sauer 9mm avec silencieux de sa malette et nous flinguer dans un style très sicilien avec les hommages de Don Gros Toni. Ces braves hommes sont des fonctionnaires dans l'exercice de leur fonction : Agents de la TV License.

    "Avez-vous un téléviseur ou tout appareil d'enregistrement vidéo ?... Il vous faudra nous appeler, hein n'oubliez pas de nous appeler ?" Dejà un fonctionnaire qui fait du porte à porte un samedi, c'est suspicieux, mais insister lourdement pour un putain de droit au télévisionnage, ça dépasse nos petites moeurs étrangères. Le prix de la licence est de 144£ (environ 216€), l'amende pour fraude est de 1044£. 144£ pour regarder de la merde dans un des pays fondateurs de Big Brother et de la JunkTV, je crois que c'est prendre les étudiants pour des pots de vaseline. D'autant que l'avant veille, l'alignement de 2 mois consécutifs de loyer pour assurer le bail a comme qui dirait fait baisser conséquemment le niveau du pot.

    Mon sang n'a fait qu'un tour, j'ai pris tout le matos et l'ai balancé par la fenêtre... tout du moins aurais-je trouvé ça très idyllique. On a quand même pris soin de vérifier que le poste présent dans l'appart ne figurait point sur le bail (les jeunes précédents ont du probablement s'être procurés eux-mêmes le materiel... et bon sang pourquoi tous les plafonds sentent-ils le shit ? Et pourquoi le Scottish Gas nous envoie-t-il des ultimatum de 200£ ? Pourquoi le Scottish Power il fait pareiillleuuuuh ?... ça doit expliquer la présence des fédéraux dans le flat de l'autre coté de la rue).

    Bon bref on vire la télé, le magnéto tout pété... dix minutes plus tard la télévison n'est plus qu'un lointain souvenir (t'as cligné de l'oeil qu'elle n'est plus sur le trottoir). C'est ainsi que les railleries, autres facéties et opinions en tout genre interpelèrent mes très estimés camarades de flat (aidez-moi chuis retenu en otage si chuis pas poli ils me rasent à la cire). Apparemment tout autochtone et étudiant du sol écossais baise la gueule du TV licensing system en prétendant ne pas avoir de télévison alors, ohohoho les malins, qu'ils en ont une. Pour ma part je me suis senti un peu bête, eu (owned) et dans la légalité.

    Je ne sais pas si on a eu le nez creux ou si les spectres sont avec nous, mais Agent number 1 s'est repointé pas plus tard qu'avant-hier pour prendre des nouvelles de notre "non TV licensing". Et là, c'est l'hystérie, camarade Sophie et moi même nous retenons de montrer ouvertement notre bonheur, on propose volontier de le laisser inspecter, pas n'importe où non plus hein (c'est un fonctionnaire, pas mon petit copain). Il se barre (probablement owned vu qu'il n'avait plus son sourire du style "aujourd'hui j'vais faire du chiffre").

    Maintenant je connais un bon moyen de prendre un malin plaisir, enfiler quelqu'un alors qu'il pensait nous enfiler le premier (pardon maman pour le champ lexical usité, mais ce monde est empli de vulgarité, et ma timidité maladive m'oblige à ne pas trop me démarquer de mes contemporains)



    N'empêche j'aurais bien vu notre appart avec des cadavres en scotch dessinés sur le parquet. La vie d'étudiant est palpitante.